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La persistance de l’insécurité et l’augmentation des PDIs malgré le COVID-19 accroissent les besoins d’assistance humanitaire

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Mai 2020
La persistance de l’insécurité et l’augmentation des PDIs malgré le COVID-19 accroissent les besoins d’assistance humanitaire

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    • Les prévisions saisonnières produites par la NOAA pour la campagne 2020/21 indiquent des cumuls pluviométriques supérieurs à la moyenne dans la majorité du Sahel et inférieurs dans de nombreux endroits du Golfe de Guinée. Les prévisions issues par les centres régionaux (CILSS et ACMAD) suggèrent un début de saison précoce et une fin de saison tardive au Sahel sauf à l’ouest où ils pourraient être normaux. Les séquences sèches en début et en fin de saison seront courtes malgré quelques exceptions. Ces bonnes perspectives de campagne pourraient être atténuées par l’accès aux intrants perturbés l’impact du COVID-19 sur les circuits d’approvisionnement mais aussi par les risques d’une invasion acridienne dans la bande sahélienne à partir de la corne de l’Afrique et/ou du moyen Orient, à partir de juin.

    • Dans la zone du Liptako Gourma, la persistance et l’augmentation des attaques et menaces terroristes continuent d’accroitre le nombre de PDIs qui est passé de 700 000 en novembre 2019 à plus de 1 060 000 en mars 2020. Ces personnes restent majoritairement dépourvues de leurs moyens d’existence et continuent de dépendre de l’assistance humanitaire. Nombreux seront incapables de produire cette année encore car n’ayant pas accès à leurs terres. L’accès aux parcelles lointaines sera également limité pour certains ménages résidant encore dans ces zones d’insécurité. L’accès limité à certaines zones comme le nord du Burkina Faso, l’ouest du Niger et par endroits dans le nord-est du Nigeria par les humanitaires compromet l’assistance aux populations.

    • Malgré l’expansion de la pandémie à COVID-19 dans la région, l'offre des denrées alimentaires sur le marché est restée stable à des niveaux supérieurs à la moyenne avec d'importants stocks de report, excepté dans les zones de déficit et de conflit. Les prix des denrées alimentaires sont restés stables ou ont évolué de façon modérée par rapport au mois précédent. Toutefois, de légères hausses mensuelles de prix en zone urbaine ont été observées du fait des nombreuses mesures de restrictions de mouvement liées au COVID-19 prises par les gouvernements et de la demande pour le Ramadan.

    • Au regard de leurs impacts négatifs sur l’économie et particulièrement sur les couches vulnérables de la population, la réouverture des marchés et les déconfinements progressifs en cours permettent une reprise des activités commerciales mais à des niveaux inférieurs à la normale. De nombreux ménages pauvres urbains et péri-urbains dépendant du travail journalier et du petit commerce continuent de connaitre de légères baisses de revenus car de nombreux secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du transport et des industries peinent encore à assurer le niveau d’offre d’emploi d’avant le COVID-19. En outre, ces restrictions ainsi que l’insécurité limitent l’accès aux espaces de pâturage et aux points d’eau par les menages pastoraux couplés à une augmentation du prix de l’aliment de bétail. Les marchés restent perturbés dans le bassin du Grand Lac Tchad, la région du Tibesti et la région du Liptako-Gourma et pourraient afficher les niveaux de prix les plus élevés.

    • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre 2020 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines. Cependant, la persistance de l’insécurité et des conflits armés dans la région continuera de dégrader les conditions de sécurité alimentaire des ménages. Ainsi, l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) prévaudra jusqu’en septembre dans la région de Tillabéry au Niger, les régions du Centre-Nord et Sahel et les provinces du Loroum, de la Komondjari et Gnagna au Burkina Faso, le Sahel occidental et le Liptako Gourma au Mali, l’est de la RCA et les régions anglophones du Cameroun. Les ménages du nord-est du Nigeria touchés par le conflit de Boko Haram continuent de dépendre de l'aide humanitaire pour accéder à la nourriture et restent confrontés à l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l'IPC), et celle d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) particulièrement dans l’Etat de Borno et accessoirement celui de Yobé. Dans les zones adjacentes qui restent inaccessibles aux acteurs humanitaires, la situation alimentaire serait similaire ou pire.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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