Skip to main content

Insécurité alimentaire préoccupante dans les zones pastorales du Sahel et dans le bassin du Lac Tchad

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Mai 2018
Insécurité alimentaire préoccupante dans les zones pastorales du Sahel et dans le bassin du Lac Tchad

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Messages clé
    • Les marchés sont suffisamment approvisionnés dans une grande partie de la région, mais à des niveaux inférieurs à la moyenne dans plusieurs pays en raison de déficits localisés et de la rétention continue des stocks par les acteurs du marché. La demande est en hausse saisonnière et supérieure à la moyenne. Les prix des céréales locales demeurent supérieurs à la moyenne et resteront ainsi jusqu'à la période de soudure. Les difficultés alimentaires du bétail ainsi que la réduction persistante des possibilités d'exportation vers le Nigéria continuent d'affecter les termes de l’échange bétail/céréales en défaveur des éleveurs.

    • Les préparations de sols pour la campagne 2018/19 ont débuté en zones soudaniennes et sahéliennes. Les prévisions de précipitation pour la période Juin-Septembre 2018 publiées en Mai par les centres régionaux indiquent des cumuls excédentaires à normaux dans pratiquement toute la zone agropastorale des pays sahéliens allant du centre de la Mauritanie au Tchad. Il en est de même dans le nord du Benin, Togo, Nigéria et l’extrême Nord du Cameroun. Dans les pays côtiers, ces cumuls pourraient être normaux à déficitaires dans le sud de la Guinée, la Sierra Leone, le Liberia (sauf le sud-est) et l’ouest de la Côte d’Ivoire. Dans la zone littorale au Sénégal, Gambie et Guinée Bissau les cumuls pourraient être globalement moyens.

    • L’insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC) affecte les ménages pauvres des régions de Wadi Fira, Kanem, Barh El Gazel, Batha et Moyen Chari au Tchad et l’Est et l’Ouest de la Mauritanie du fait des mauvaises récoltes. Elle persistera jusqu’en Septembre dans la zone de Lacs de Goundam, du Delta du Niger, dans le Sahel Occidental et dans les zones pastorales du Gao et Tombouctou au Mali, la région du Sahel au Burkina Faso, au Niger dans les zones pastorales de Tahoua, Agadez, Zinder, Maradi et plusieurs parties des zones agricoles et agropastorales.  

    • L’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) qui affecte la région de Diffa au Niger, la région du Lac au Tchad du fait du conflit de Boko Haram se maintiendra jusqu’en septembre et s’étendra au Tchad dans les régions de Wadi Fira, Kanem, Barh El Gazel, Batha et Hadjer-Lamis où les conditions pastorales sont préoccupantes. Elle affecte aussi la RCA du fait du conflit armé, l’Extrême Nord du Cameroun impacté par le conflit de Boko Haram, des déficits de production et des hausses atypiques de prix des aliments et dans le centre et l’ouest de la Mauritanie du fait de l’échec des cultures et/ou des pâturages et de la détérioration significative des moyens d’existence qui affectent négativement la consommation des ménages pauvres. 

    • Au Nigéria, malgré l’amélioration générale des conditions sécuritaires et un meilleur accès des humanitaires aux populations affectées par le conflit, ces dernières connaitront une insécurité alimentaire aiguë de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) dans le nord de Yobé et dans une grande partie de Borno, et d'Urgence (Phase 4 de l’IPC) dans le nord et l’est de Borno, et dans les zones périphériques de la forêt de Sambisa (sud Borno et Yobe). Les conditions de sécurité alimentaire pourraient être davantage pires dans les zones encore inaccessibles.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top