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Les records de prix se généralisent dans la région, exposant davantage de ménages à l’insécurité alimentaire.

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Juin 2022
Les records de prix se généralisent dans la région, exposant davantage de ménages à l’insécurité alimentaire.

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    • Les pluies modérées enregistrées en mai dans les zones soudaniennes ont permis d’engager les semis. En juin, elles ont atteint les zones sahéliennes où elles ont été régulières au centre pendant la deuxième décade. Dans ces zones, la préparation des sols se poursuit avec un début de semis. Le cumul saisonnier de la première décade d’Avril à la deuxième de juin indique des déficits modérés dans le Nord et le Sahel au Burkina Faso, au Centre et au Nord-est du Nigeria, dans le Nord-ouest de la zone agricole au Tchad, et sévères à très sévères dans le Centre du Mali et dans une grande partie de la zone agropastorale au Niger. Des retards de semis d’environ trois décades sont observés dans le nord-ouest et l’est du Burkina Faso, le sud-est du Mali et le nord-ouest du Nigeria.       

    • Les prévisions saisonnières disponibles pour la région suggèrent de bonnes perspectives de récoltes 2022/23 qui pourraient être atténuées par la hausse des prix des intrants agricoles, l’insécurité et les conflits armés qui continuent d’entrainer des déplacements de populations et réduisent l’accès aux terres de cultures dans le bassin du Lac Tchad, la région du Liptako-Gourma, le nord-ouest et le centre-nord du Nigéria et les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Les moyens d’existence typiques, les activités en lien avec les marchés et le commerce, la transhumance ainsi que l’accès aux services sociaux de base y sont fortement perturbées. En plus, l’on continue d’observer un accroissement sans précédent des attaques des groupes terroristes contre les populations civiles et les forces armées régulières entre février et mai 2022 au Burkina Faso, le seul mois de juin ayant été marqué par des tueries de civiles dépassant la centaine au Burkina Faso et au Mali. 

    • Les prix des aliments de base ont augmenté nettement au-dessus de la moyenne, approchant ou dépassant les niveaux records dans la plupart des pays. Ces tendances sont dues à plusieurs facteurs. Au Sahel, les principaux sont la production inférieure à la moyenne, l'épuisement des stocks plus rapide que la normale et les reconstitutions accrues qui en découlent, diverses interdictions nationales de sorties de céréales et l'insécurité perturbant les flux. Dans les pays côtiers, les prix ont été poussés à la hausse par une forte demande d'exportation, les effets persistants du COVID-19 sur le transport maritime et la dépréciation de la monnaie en dehors de la zone CFA. De plus, la flambée des prix mondiaux des produits de base et du carburant, exacerbée par le conflit en Ukraine, affecte les marchés et les prix dans toute la région. Les prix devraient rester supérieurs à la moyenne avec de nouveaux records pendant la période de soudure, exposant davantage de ménages aussi bien ruraux qu’urbains à l’insécurité alimentaire.

    • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre 2022 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines. Dans la région de Diffa et l’extrême sud de celle de Maradi au Niger affectées par l’insécurité civile, le Stress !  (Phase 2 ! de l’IPC) demeurera jusqu’en septembre 2022 grâce aux assistances alimentaires. La Crise (Phase 3 de l’IPC) justifiée par la persistance de l’insécurité/conflits armés et de l’insuffisance des récoltes hivernales en 2021, et qui affecte les provines du Lorum, Yatenga, Soum, Seno, Yagha, Komondjari, Bam, Sanmatenga au Burkina Faso, la région du Lac au Tchad, la région de Ménaka, l’Est de la région de Mopti, Sud de celles Gao et Tombouctou au Mali, le Nord et l’Ouest de la région de Tillaberi et l’Ouest de celle de Tahoua au Niger, et le  nord-ouest et le nord-est du Nigeria persistera jusqu’en Septembre.  Au Burkina Faso, au Tchad et au Nigeria, elle s’étendra à d’autres zones à partir de juin.

    • La Crise (Phase 3 de l’IPC) qui prévaut actuellement dans l’Extrême Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun et en Centrafrique du fait de la persistance des conflits, persistera jusqu’en septembre 2022. Cependant, dans le nord des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun, la situation alimentaire connaitra une légère amélioration à partir de Juin/Juillet grâce aux nouvelles récoltes, permettant aux ménages d’évoluer en Stress (Phase 2 de l’IPC). Dans l’Oudalan et le nord du Soum au Burkina, le nord et l’ouest de Borno au Nigeria, l’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) qui est en cours du fait des conflits armés persistera jusqu’en septembre 2022 à toute la province du Soum et à d’autres LGAs de Borno avec des conditions de sécurité alimentaire pour les PDI et les ménages hôtes ayant un accès à la nourriture et aux revenus très limité. 

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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