Skip to main content

Le maintien des prix à la hausse limitera la consommation alimentaire pour davantage de ménages pauvres

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Février 2023
Le maintien des prix à la hausse limitera la consommation alimentaire pour davantage de ménages pauvres

Télécharger le rapport

  • Messages clé
  • Messages clé
    • Les récoltes des produits maraîchers et d’autres céréales, dont le maïs, issues de la campagne de saison sèche renforcent les disponibilités et la diversité des aliments sur les marchés, et procurent des revenus aux ménages.  Dans les zones de conflits et d’insécurité (Liptako Gourma et celles du bassin du Lac Tchad), les difficultés d’accès à certains sites, et aux intrants agricoles dont le carburant, réduisent davantage les superficies emblavées. Les ressources fourragères restent satisfaisantes. Cependant, la persistance de l’insécurité dans les zones pastorales du Lac Tchad, du Liptako-Gourma, de l’Extrême Nord du Cameroun, du nord-ouest du Nigeria et dans la région du Tibesti au Tchad pourrait entrainer une dégradation précoce des ressources dans les zones de concentration des troupeaux, particulièrement le long du Fleuve Niger au Mali.   

    • Les prix ont baissé ou sont restés stables de décembre 2022 à janvier 2023 en général grâce aux récoltes qui ont continué de soutenir l'offre. Néanmoins, des hausses de prix anormales ont persisté dans les zones affectées par l'insécurité, notamment les régions les plus septentrionales du Burkina Faso qui connaissent des pénuries. En outre, les activités de marché ont été réduites au Nigeria en raison de la rareté des liquidités et la baisse des changes de devises. Les prix restent supérieurs à la moyenne quinquennale dans la région, à cause principalement des faibles stocks de report, des restrictions sur les exportations de céréales, de la hausse des coût de production, des perturbations au niveau du marché international et à l'insécurité au Sahel. Dans les pays côtiers du golfe de Guinée, les prix reflètent la forte demande, les prix internationaux élevés, les coûts de production élevés et la baisse du taux de change – en particulier au Nigeria, au Ghana et en Sierra Leone. Les prix devraient rester supérieurs à la moyenne en raison des besoins accrus de reconstitution des stocks y compris les achats institutionnels, les obstacles commerciaux persistants et les coûts de transport élevés, et affecter l’accès aux aliments sur le marché pour de nombreux ménages pauvres dépendant du travail journalier.

    • La majorité des zones connait une amélioration de la sécurité alimentaire en Minimale (Phase 1 de l’IPC) grâce aux récoltes principales débutées en octobre et celles des produits maraîchers de janvier à mars. L’insécurité alimentaire de Stress 2 ! (Phase 2 ! de l’IPC) qui prévalait en janvier dans la région de Diffa et le sud de Maradi au Niger, les régions du Kanem, Lac et Barh El Gazel au Tchad, la province du Sanmatenga au Burkina Faso et dans plusieurs LGA dans les états de Borno et Yobé au Nigeria persistera jusqu’en mai à Diffa et Maradi au Niger. Dans le reste des zones précédemment citées, elle évoluera en Crise (Phase 3 de l’IPC) entre février et mai 2023. Ce niveau d’insécurité alimentaire affectera également au cours de la même période, les départements de Dababa et Mangalmé au Tchad, la zone du Liptako Gourma au Mali et le nord et l’ouest de la région de l’Extrême Nord au Cameroun.

    • La Crise (Phase 3 de l’IPC) qui affecte actuellement les provinces du Yagha, Seno, et le nord du Namentenga au Burkina Faso, la région de Ménaka au Mali, l’ouest et le nord des régions de Tillaberi et Tahoua au Niger, les régions du nord-ouest et sud-ouest du Cameroun, l’ouest et le sud de Katsina, le nord et le sud de Sokoto, l’est du Niger, le nord et le centre de Zamfara, le nord-ouest, nord-est, et sud-est de Kaduna, le nord-est et sud de Yobé, l’ouest et l’est de Borno au Nigeria, persistera jusqu’en mai 2023. Elle s’étendra à partir de février dans plusieurs autres zones du Nigeria ainsi que dans les provinces du Yatenga, Bam, Sanmatenga, Komondjari, Gourma, Kompienga et Tapoa au Burkina Faso. L’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) qui est en cours dans les provinces du Soum et Oudalan au Burkina Faso persistera jusqu’en mai 2023 et gagnera la province du Yagha à partir de février 2023, toutes impactées par les conflits armés et l’insécurité. 

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

    Get the latest food security updates in your inbox Sign up for emails

    The information provided on this Website is not official U.S. Government information and does not represent the views or positions of the U.S. Agency for International Development or the U.S. Government.

    Jump back to top