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Malgré les bonnes productions, l’insécurité civile persistante maintien de nombreuses zones en insécurité alimentaire

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Décembre 2018
Malgré les bonnes productions, l’insécurité civile persistante maintien de nombreuses zones en insécurité alimentaire

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    • Selon les résultats de la réunion du PREGEC tenue à Abidjan du 19 au 21 Novembre 2018, la production céréalière prévisionnelle 2018/19 au Sahel et en Afrique de l’Ouest atteindrait 74,2 millions de tonnes, en hausse de 8 et 19 pourcent respectivement par rapport à l’an dernier et à la moyenne quinquennale. Les productions de tubercules sont aussi en hausse de 21 pourcent par rapport à la moyenne et celles des légumineuses et oléagineux de 29 pourcent.  Il en résulte une bonne disponibilité alimentaire auprès des ménages ainsi que la diversité, améliorant ainsi la consommation et les revenus par la vente d’une partie des récoltes.

    • La situation pastorale est généralement satisfaisante avec une bonne disponibilité des pâturages et des points d’eau. Toutefois les pâturages inférieurs à la moyenne à l’Est du Burkina Faso, au centre du Mali (Mopti), à l’ouest du Niger (Tahoua et Tillabéry), à l’ouest de la Mauritanie et au nord du Sénégal présage une transhumance précoce qui pourrait être limitée dans certaines zones pastorales du Burkina Faso, Mali, Niger, Nigeria et bassin du Lac Tchad du fait de l’insécurité civile persistante.   

    • L’approvisionnement des marchés demeure satisfaisant et soutenu par les nouvelles récoltes. Les prix des denrées alimentaires affichent une stabilité voire baisse par rapport au mois précédant et à l’an dernier à la même période, mais demeurent supérieurs à la moyenne, sauf au Tchad et au Niger où ils sont en baisse. Les prix des petits ruminants restent stables voire supérieurs à la moyenne mais ceux des bovins sont inférieurs à la moyenne dans le Sahel, particulièrement au Tchad et au Niger à cause de la persistante des faibles opportunités d’exportation au Nigéria. Le fonctionnement des marchés reste perturbé dans le bassin du Grand Lac Tchad, dans le nord et le centre du Mali et dans la région de Liptako-Gourma en raison de l'insécurité civile.

    • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en Mars 2019. Toutefois, l’insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC) concerne déjà les ménages pauvres des régions du Nord-Ouest, et du Sud-Ouest au Cameroun en proie à l’insécurité et concernera à partir de janvier, les ménages déplacés internes du nord et du centre du Mali mais aussi ceux pauvres des régions de Ségou, Sikasso et Mopti victimes des inondations en 2018. 

    • Le niveau d’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) continuera d’affecter la région de Diffa au Niger du fait du conflit de Boko Haram et en RCA du fait du conflit armé. Il en est de même dans les régions de Tibesti et du Lac au Tchad.  Les ménages du nord-est du Nigeria touchés par le conflit de Boko Haram continuent à dépendre de l'aide humanitaire pour accéder à la nourriture et sont confrontés à la Crise (Phase 3 de l'IPC), et celle d’Urgence (Phase 4 de l’IPC). Dans les zones adjacentes qui restent inaccessibles aux acteurs humanitaires, la situation alimentaire pourrait être similaire ou pire.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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