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Insécurité alimentaire toujours préoccupante dans les zones de conflits pourrait affecter davantage de ménages du fait des restrictions relatives au COVID-19

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Avril 2020
Insécurité alimentaire toujours préoccupante dans les zones de conflits pourrait affecter davantage de ménages du fait des restrictions relatives au COVID-19

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    • La faiblesse des pâturages à l’ouest de la Mauritanie et au nord du Sénégal, en raison de précipitations inférieures à la moyenne pendant la saison 2019, pour une troisième année consécutive conduit à une forte pression des troupeaux mauritaniens sur les ressources à l’ouest du Mali. Au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger, les dépenses alimentaires pour le bétail connaissent une hausse significative. Cette situation en plus de l’insécurité et des pillages entraine un déstockage du bétail par les ménages dans le nord du Burkina Faso. Concernant la campagne 2020/21, les prévisions saisonnières pour la période Juin-Août produites par la NOAA en début avril indiquent des cumuls pluviométriques supérieurs à la moyenne dans la majorité du Sahel et inférieurs dans de nombreux endroits du Golfe de Guinée.

    • Dans la zone du Liptako Gourma, les PDIs du fait de l’insécurité et des conflits armés, restent majoritairement dépourvus de leurs moyens d’existence et continuent de dépendre de l’assistance humanitaire. Nombreux seront incapables de produire cette année encore car n’ayant pas accès à leurs terres. L’accès limité à certaines zones comme le nord du Burkina Faso, l’ouest du Niger et par endroits dans le nord-est du Nigeria par les humanitaires compromet l’assistance aux populations.

    • Malgré l’expansion de la pandémie à Coronavirus (COVID-19) dans la région, l'offre sur le marché est restée stable à des niveaux supérieurs à la moyenne avec d'importants stocks de report. Avec les nombreuses mesures gouvernementales de fermeture des frontières aériennes et terrestres (qui n’incluant pas les marchandises), les distanciations sociales et les mises en quarantaine perturbent les activités des marchés et les flux. De légères hausses mensuelles de prix sont ainsi observées dans les villes du fait de la baisse saisonnière des stocks et de l’achat panique des consommateurs lié au COVID-19. Avec le début du Ramadan en fin avril, des hausses plus importantes pourraient être observées, notamment sur les produits frais locaux dont la demande sera plus élevée. Ce rapport régional est basé sur les rapports par pays du mois de mars. Pour une analyse plus détaillée des impacts de COVID-19, veuillez consulter les rapports nationaux actualisés d'avril. 

    • Toutefois, les ménages pauvres urbains et péri-urbains dépendant du travail journalier, du petit commerce dans les marchés fermés ou intervenant dans la chaine d’approvisionnement des produits frais locaux connaitront une légère baisse de revenus. Ces baisses seraient plus importantes si les mesures de restrictions de mouvements persistent dans le temps. Aussi, les marchés qui étaient perturbés dans le bassin du Grand Lac Tchad, la région du Tibesti et la région du Liptako-Gourma pourrait s’accentuer avec le ralentissement des flux et afficher les niveaux de prix les plus élevés.

    • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre 2020 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines. Cependant, la persistance de l’insécurité et des conflits armés dans la région continuera de dégrader les conditions de sécurité alimentaire des ménages. Ainsi, l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) prévaudra jusqu’en septembre dans la région de Tillabéry au Niger, les régions du Centre-Nord et Sahel et les provinces du Loroum, de la Komondjari et Gnagna au Burkina Faso, le Sahel occidental et le Liptako Gourma au Mali, l’est de la RCA et les régions anglophones du Cameroun. Les ménages du nord-est du Nigeria touchés par le conflit de Boko Haram continuent de dépendre de l'aide humanitaire pour accéder à la nourriture et restent confrontés à l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l'IPC), et celle d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) particulièrement dans l’Etat de Borno et accessoirement celui de Yobé. Dans les zones adjacentes qui restent inaccessibles aux acteurs humanitaires, la situation alimentaire serait similaire ou pire.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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