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L’offre sur les marchés restera suffisante pour satisfaire la demande jusqu’à la soudure excepté dans les zones de conflits

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Avril 2019
L’offre sur les marchés restera suffisante pour satisfaire la demande jusqu’à la soudure excepté dans les zones de conflits

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    • La réunion du PREGEC tenue à Cotonou du 27 au 29 mars 2019, évalue la production céréalière définitive 2018/19 en Afrique de l’Ouest à environ 73,2 millions de tonnes, en hausse de 6,6 pourcent par rapport à la campagne écoulée et 17,7 pourcent par rapport à la moyenne. Celles des tubercules et des légumineuses sont aussi supérieures à la moyenne de 20 et 30 pourcent respectivement. A ces bonnes disponibilités s’ajoutent celles des produits maraichers qui améliorent la diversité de l’offre en aliments ainsi que les revenus des ménages.

    • Dans les zones de faible production de pâturages, les transhumances précoces permettent d’assurer une alimentation satisfaisante du bétail, excepté par endroits en Mauritanie et au Sénégal où les pâturages sont épuisés du fait de la concentration des animaux. Dans la région du Liptako-Gourma et le grand bassin du Lac Tchad, les bons pâturages existants sont très peu accessibles par les animaux du fait de l’insécurité civile.

    • Les marchés restent bien approvisionnés par les nouvelles récoltes tandis que la demande est saisonnièrement basse à moyenne. Ainsi, les prix des aliments connaissent une baisse par rapport à l’an dernier mais restent proches de la moyenne quinquennale. Cependant, ils demeurent atypiquement élevés dans le grand bassin du Lac Tchad, la région du Tibesti au Tchad, dans le nord et le centre du Mali et dans la région du Liptako-Gourma où l’insécurité perturbe les flux et le fonctionnement des marchés. En perspectives, les marchés resteront bien approvisionnés jusqu’en septembre avec des prix relativement proches ou légèrement supérieurs à la moyenne, mais demeureront atypiquement élevés dans les zones de conflits.  

    • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre 2019. Toutefois, l’insécurité alimentaire Stress (Phase 2 de l’IPC) concernera entre juin et septembre, les ménages pauvres des régions Kanem, Barh El Gazel et le sud du Tchad, la région de Tahoua et le sud de celle de Tillabéry au Niger du fait des faibles récoltes en 2018/19. Le niveau d’insécurité alimentaire Stress (Phase 2 ! de l’IPC) affectera les ménages pauvres du sud de Mopti et Gao au Mali et la région de Diffa au Niger du fait de la faiblesse des revenus causée en partie par l’insécurité qui perturbe les marchés en plus de l’épuisement précoce des stocks ménages par endroits.

    • Le niveau d’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) continuera d’affecter jusqu’en septembre les régions de Tibesti et du Lac au Tchad, la région de Tillabéry au Niger, la RCA et le Cameroun du fait des conflits armés et /ou insécurité civile qui perturbent significativement les moyens d’existence des ménages avec des conséquences négatives sur leur consommation. Les ménages du nord-est du Nigeria touchés par le conflit de Boko Haram continuent de dépendre de l'aide humanitaire pour accéder à la nourriture et restent confrontés à l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l'IPC), et celle d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) particulièrement dans l’Etat de Borno et accessoirement celui de Yobé. Dans les zones adjacentes qui restent inaccessibles aux acteurs humanitaires, la situation alimentaire pourrait être similaire ou pire.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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