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La persistance de l’insécurité entraine un accroissement des PDIs et une baisse des emblavures

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Août 2019
La persistance de l’insécurité entraine un accroissement des PDIs et une baisse des emblavures

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    • Le maintien de la pluviométrie au cours de ce mois d’août permet le développement satisfaisant des cultures malgré les retards d’installation observés par endroits. Toutefois, ces retards couplés à la mauvaise répartition temporelle dans plusieurs zones et la réduction des emblavures dans les zones d’insécurité/conflits, pourraient réduire localement, les productions. Aussi, le cumul saisonnier à la première décade d’août indique une persistance des déficits pluviométriques dans le nord du Sénégal et l’ouest de la Mauritanie. Les stades phénologiques pour les céréales varient de la montaison à la grenaison voire maturation dans les zones soudaniennes. Des attaques de chenilles légionnaires,sautériaux sont toujours signalées au Burkina Faso, au Mali, au Nigeret au Tchad avec des dégâts limités.

    • La régénération des pâturages en cours et la disponibilité en eau de surface réduisent significativement les difficultés d’alimentation du bétail. Cependant le développement des pâturages est jugé passable au Mali (Kayes, Koulikoro et Mopti). L’alimentation du bétail reste toujours préoccupante à l’ouest de la Mauritanie et au nord du Sénégal où la soudure a été précoce. Dans la région du Liptako-Gourma et le grand bassin du Lac Tchad, les conflits et l’insécurité civile continuent d’impacter négativement les mouvements du bétail et l’accès aux ressources.

    • L’approvisionnement des marchés est satisfaisant en produits locaux de base et des tubercules issues des nouvelles récoltes des pays côtiers. La demande connait une légère augmentation saisonnière, mais bien en dessous de la hausse habituelle. Les prix demeurent inférieurs à l'an dernieret similaires à inférieurs à la moyenne dans la majorité des pays du fait des bons niveaux des stocks,de la mise en œuvre des mesures d’atténuation (vente à prix modéré et distribution gratuite ciblée)et les faibles achats institutionnels. Cependant, ils demeurent atypiquement élevés dans les zones de conflits et dans la région du Tibesti au Tchad, où les flux et les fonctionnements des marchés sont perturbés. En perspective, l’offre restera suffisante et la demande tout comme les prix connaitront une hausse saisonnière selon la tendance moyenne et à des niveaux ne dépassant pas les niveaux de l’année dernière.

    • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre 2019 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines. Cependant, la persistance de l’insécurité au nord du Burkina Faso, au centre et nord du Mali, à l’ouest du Niger et dans le bassin du Lac Tchad continue d’accroitre le nombre de personnes déplacées internes dont les moyens d’existence sont en détérioration continue (inaccessibilité aux terres de cultures et insuffisance de l’aide humanitaire). Cette situation est plus marquée dans le Sahel et le nord du Burkina Faso. L’insécurité alimentaire Stress (Phase 2 ! de l’IPC) affecte des ménages hôtes et déplacés internes dans la région de Diffa au Niger, les ménages déplacés internes dans la région du Lac au Tchad, les ménages pauvres à l’est de Mopti et Ménaka au Mali grâce à l’assistance alimentaire.

    • Le niveau d’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l’IPC) demeurera jusqu’en septembre dans les régions autour du Lac au Tchad, la région de Tillabéry au Niger, la région du Tibesti au Tchad, la région du Sahel au Burkina Faso, en RCA et au Cameroun du fait des conflits armés et /ou insécurité civile qui perturbent significativement les moyens d’existence des ménages. Les ménages du nord-est du Nigeria touchés par le conflit de Boko Haram continuent de dépendre de l'aide humanitaire pour accéder à la nourriture et restent confrontés à l’insécurité alimentaire Crise (Phase 3 de l'IPC), et celle d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) particulièrement dans l’Etat de Borno et accessoirement celui de Yobé. Dans les zones adjacentes qui restent inaccessibles aux acteurs humanitaires, la situation alimentaire pourrait être similaire ou pire.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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