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La persistance de l’insécurité et la hausse des prix maintiennent élevés, les niveaux d’insécurité alimentaire dans les zones de conflits

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Janvier 2024
La persistance de l’insécurité et la hausse des prix maintiennent élevés, les niveaux d’insécurité alimentaire dans les zones de conflits

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    • La campagne de saison se poursuit normalement dans les pays sahéliens. Les récoltes de produits maraichers jugées moyennes à inférieures à la moyenne continuent d’approvisionner les marchés et renforcent les disponibilités. Cependant, dans les zones affectées par l’insécurité et les conflits au Burkina Faso, Mali et Niger, l’accès aux sites de cultures et aux intrants reste limité pour les ménages. 
    • La crise sécuritaire persiste au Sahel et continue d’entrainer des mouvements des populations, même si des retours de déplacés sont de plus en plus enregistrés par endroits. En novembre 2023, 3 021 024 personnes déplacées sont enregistrées dans le Sahel central et le Liptako-Gourma, dont 70 pour cent au Burkina Faso, et 5 990 879 personnes déplacées dans le bassin du Lac Tchad dont 75 pourcents au Nigeria (IOM). Les moyens d’existence, les activités en lien avec les marchés, le commerce, les mouvements de transhumance ainsi que l’accès aux services sociaux de base sont fortement perturbés dans ces zones.  
    • Les pays du Sahel ont connu une stabilité globale ou une baisse des prix des céréales entre novembre et décembre 2023, reflétant une réduction saisonnière de la demande après récolte et une augmentation de l’offre. Toutefois, des hausses de prix atypiques ont été notables dans les zones d’insécurité et de déficit. Malgré des tendances mitigées par rapport à l'année précédente, les prix sont généralement restés supérieurs à la moyenne quinquennale, en raison de facteurs tels que des approvisionnements inférieurs à la moyenne, une demande accrue, une augmentation des coûts de transaction, l'insécurité et les restrictions commerciales - y compris les sanctions exercées par la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) contre le Niger. De plus, au Nigeria, l’inflation annuelle a atteint en décembre 2023, un pic de 28,9 % en près de 30 ans, propulsée par la dépréciation du Naira et la hausse des prix du carburant. Pendant ce temps, dans les pays côtiers du golfe de Guinée, les prix du riz importé sont restés élevés en raison des restrictions mondiales et des coûts de transport. Malgré les variations saisonnières, les prix actuellement supérieurs à la moyenne quinquennale dans la région persisteront pendant la période de soudure. 
    • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en Mai 2024 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines. La Crise (Phase 3 de l’IPC) justifiée par la persistance de l’insécurité/conflits armés et la détérioration des moyens d´existence, et qui affecte actuellement les provines de la Kossi, Sourou, Yatenga, Séno, Komondjari, Gourma, Kompienga, Sanmatenga et le nord des provinces du Bam et Namentenga au Burkina Faso, la région de Ménaka et le sud de Gao au Mali, la région de Diffa, le nord de Tahoua, le nord, l’ouest et le sud de la région de Tillaberi, et le sud de Maradi au Niger, les régions du nord-ouest et sud-ouest au Cameroun, les provinces du Lac, Kenem, Barh El Gazel, Tibesti, Ennedi Ouest, Ennedi Est, Wadifira, l’est de Ouaddaï et l’ouest de Sila au Tchad, des LGAs dans les Etats de Sokoto, Zamfara, Kaduna, Katsina, Yobe, Borno et l’extrême nord de l’état de l’Adamawa au Nigeria persistera sur toute la période du scenario, et s’étendra à partir de février  jusqu’en mai à la province de la Tapoa dans la région de l’est et à toute la province du Bam au Burkina Faso, au nord et l’ouest de la région de l’Extrême Nord au Cameroun, aux provinces du Borkou, toute la province du Ouaddaï et du Sila, et la partie est du Guera au Tchad, ainsi que dans plusieurs autres LGAs dans les états de Sokoto, Niger, Plateau, et Borno au Nigeria. 
    • Le niveau d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) actuellement observé dans les provinces du Lorum, Soum et Yagha au Burkina Faso et dans les LGA inaccessibles des Etats du nord-est du Nigeria (Abadam, Guzamala, Marte, Bama) au Nigeria se maintiendra jusqu’en mai du fait des stocks alimentaires limités des ménages, et leur accès limité aux marchés et à l'aide humanitaire. A partir de février, ce niveau d’insécurité alimentaire gagnera la province l’Oudalan actuellement en Crise ! (Phase 3 ! de l’IPC), et celle du Séno, dans la région du Sahel au Burkina Faso. Quant à la commune de Djibo au Burkina Faso sous blocus depuis près de deux ans, FEWS NET estime qu’un risque de Famine (Phase 5 de l'IPC) reste d’actualité car le conflit, les facteurs financiers ou logistiques entraînent une réduction encore plus importante que prévu des sources de nourriture des ménages déjà minimales.  

    Citation recommandée: FEWS NET. Afrique de l'Ouest Mise à jour des messages clés Janvier 2024: La persistance de l’insécurité et la hausse des prix maintiennent élevés, les niveaux d’insécurité alimentaire dans les zones de conflits, 2024.

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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