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La persistance de l’insécurité et la hausse des prix maintiennent élevés, les niveaux d’insécurité alimentaire dans les zones de conflits

  • Mise à jour des messages clés
  • Afrique de l'Ouest
  • Décembre 2023
La persistance de l’insécurité et la hausse des prix maintiennent élevés, les niveaux d’insécurité alimentaire dans les zones de conflits

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    • La campagne de saison se poursuit normalement dans les pays sahéliens, avec des productions maraichères déjà disponibles, et dont la vente procure des revenus aux ménages. Cependant, dans les zones affectées par l’insécurité et les conflits au Burkina Faso, Mali et Niger, l’accès aux sites de cultures et aux intrants reste limité pour les ménages. 
    • La crise sécuritaire persiste au Sahel et continue d’entrainer des mouvements des populations. En novembre 2023, 3 021 024 personnes déplacées sont enregistrées dans le Sahel central et le Liptako-Gourma, dont 70 pour cent au Burkina Faso, et 5 990 879 personnes déplacées dans le bassin du Lac Tchad dont 75 pourcents au Nigeria (IOM). Les moyens d’existence, les activités en lien avec les marchés, le commerce, les mouvements de transhumance ainsi que l’accès aux services sociaux de base sont fortement perturbés dans ces zones.  
    • Les prix des denrées de base ont connu une baisse d’octobre à novembre sur la plupart des marchés, du fait du renforcement des approvisionnements par les récoltes. Cependant, au Sahel, les baisses de prix ont été moins prononcées, avec même des hausses précoces attribuées aux performances limitées des récoltes pluviales, à la réduction des stocks et à divers obstacles au commerce – notamment les sanctions imposées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Niger. De plus, l’inflation annuelle au Nigeria a continué de croître en raison de la suppression des subventions sur les carburants et de la dépréciation persistante du Naira. Les prix actuellement supérieurs à la moyenne dans la région devraient persister tout au long de la campagne de commercialisation du fait principalement des approvisionnements inférieurs à la moyenne, de la demande soutenue, de l’aide humanitaire limitée, de l’insécurité, des perturbations commerciales et des défis macroéconomiques. 
    • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en Mai 2024 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines. La Crise (Phase 3 de l’IPC) justifiée par la persistance de l’insécurité/conflits armés et la détérioration des moyens d´existence, et qui affecte actuellement les provines de la Kossi, Sourou, Yatenga, Séno, Komondjari, Gourma, Kompienga, Sanmatenga et le nord des provinces du Bam et Namentenga au Burkina Faso, la région de Ménaka et le sud de Gao au Mali, la région de Diffa, le nord de Tahoua, le nord, l’ouest et le sud de la région de Tillaberi, et le sud de Maradi au Niger, les régions du nord-ouest et sud-ouest au Cameroun, les provinces du Lac, Kenem, Barh El Gazel, Tibesti, Ennedi Ouest, Ennedi Est, Wadifira, l’est de Ouaddaï et l’ouest de Sila au Tchad, des LGAs dans les Etats de Sokoto, Zamfara, Kaduna, Katsina, Yobe, Borno et l’extrême nord de l’état de l’Adamawa au Nigeria persistera sur toute la période du scenario, et s’étendra à partir de février  jusqu’en mai à la province de la Tapoa dans la région de l’est et à toute la province du Bam au Burkina Faso, au nord et l’ouest de la région de l’Extrême Nord au Cameroun, aux provinces du Borkou, toute la province du Ouaddaï et du Sila, et la partie est du Guera au Tchad, ainsi que dans plusieurs autres LGAs dans les états de Sokoto, Niger, Plateau, et Borno au Nigeria. 
    • Le niveau d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) actuellement observé dans les provinces du Lorum, Soum, Oudalan et Yagha au Burkina Faso et dans les LGA inaccessibles des Etats du nord-est du Nigeria (Abadam, Guzamala, Marte, Bama) au Nigeria se maintiendra jusqu’en mai du fait des stocks alimentaires limités des ménages, et leur accès limité aux marchés et à l'aide humanitaire. A partir de février, ce niveau d’insécurité alimentaire gagnera la province du Séno, dans la région du Sahel au Burkina Faso. Quant à la commune de Djibo au Burkina Faso sous blocus depuis près de deux ans, FEWS NET estime qu’un risque de Famine (Phase 5 de l'IPC) reste d’actualité car le conflit, les facteurs financiers ou logistiques entraînent une réduction encore plus importante que prévu des sources de nourriture des ménages déjà minimales.  

    Cette mise à jour des des messages clés présente une analyse succincte des conditions actuelles d'insécurité alimentaire aiguë et de toute évolution de la dernière projection de FEWS NET concernant les résultats de l'insécurité alimentaire aiguë dans la géographie spécifiée. Pour en savoir plus sur le travail, cliquez ici.

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