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Crise attendue dans des parties du sud du Sahel en raison des déficits de production et de pâturages

  • Alerte
  • Afrique de l'Ouest
  • Février 20, 2014
Crise attendue dans des parties du sud du Sahel en raison des déficits de production et de pâturages

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  • Situation

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    Des niveaux élevés d’insécurité alimentaire sont anticipés pour certaines parties du Sahel car les effets des déficits localisés de productions agricoles et de pâturage ont un impact négatif sur l’accès alimentaire des ménages. L’insécurité alimentaire aiguë sera la plus grave dans plusieurs parties de la Mauritanie, du Mali, du Niger et du Tchad (Figure 1). Entre avril et juin, les besoins dans le Sahel concerneront à la fois des zones pastorales et des zones agropastorales. Après le début des pluies, les besoins seront concentrés dans des zones de cultures où plus de 4 millions de personnes seront confrontées à des résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC). Une aide étendue et bien ciblée jusqu’à la fin de l’année de consommation en septembre pourrait éviter le pire de ces résultats.

    Situation

    Sur le plan régional, la production agricole de 2013/14 a été  moyenne dans le Sahel. Cependant, une pluviosité irrégulière dans des zones localisées du sud du Sahel a occasionné des pertes de cultures allant jusqu’à 50 pour cent et une croissance des pâturages inférieure à la moyenne. Les zones touchées incluent le nord-est du Sénégal, le sud de la Mauritanie, le centre du Mali, le nord du Burkina Faso, le sud du Niger et le Tchad sahélien. Ces récoltes médiocres ont donné lieu à des niveaux de stocks alimentaires inférieurs à la moyenne pour les ménages concernés. La disponibilité des pâturages et de l’eau pour le bétail est pire que d’habitude dans de nombreuses zones, avec pour conséquence un début de migration des pasteurs transhumants vers les parties sud de la région et ce, plusieurs mois avant la période normale.

    Même si les prix des denrées alimentaires dans l’ouest et le centre du Sahel se maintiendront à des niveaux proches de la normale, l’approvisionnement inhabituellement limité des marchés, de même que l’augmentation de la demande, entraineront des hausses anormales des prix dans le bassin commercial est, en particulier au Niger et dans la ceinture sahélienne du Tchad. Ces prix élevés limiteront l’accès alimentaire des ménages pauvres, nombre d’entre eux deviendront dépendants du marché un à deux mois plus tôt qu’au cours d’une année typique. Pour faire face à cette dépendance atypique du marché, beaucoup de ménages augmenteront le travail journalier, le nombre de migrants saisonniers, les ventes d’animaux et de culturs de rente, le petit commerce et les activités maraîchères. Dans de nombreuses zones, néanmoins, ces activités ne compenseront que partiellement les effets des récoltes pluviales inférieures à la moyenne sur l’accès alimentaire  des menages, et ces derniers auront toujours des difficultés pour répondre à leurs besoins de base. Pour les ménages pastoraux, les mouvements précoces de transhumance et les déficits de paturage et d’eau contribueront à la détérioration de l’état d’embonpoint et des prix du bétail, réduisant l’accès de ces ménages aux céréales par le biais des ventes d’animaux.

    Les ménages les plus touchés continueront à répondre à leurs besoins alimentaires essentiels, mais uniquement en intensifiant d’autres activités des moyens de subsistance à des niveaux atypiques, en réduisant les dépenses non alimentaires et/ou en comptant sur l’aide humanitaire. Par conséquent, ces ménages seront en situation d’insécurité alimentaire aiguë Stressée (Phase 2 de l’IPC), en particulier entre avril et la fin de la période de soudure en septembre. Toutefois, le nord du Guidimaka en Mauritanie et des parties du Wadi Fira, du nord de Ouaddaï et de Barh-El-Ghazel au Tchad connaitraient des niveaux de Crise (Phase 3 de l’IPC) insécurité alimentaire aiguë entre avril et juin. Dans ces zones les plus touchées, la capacité des ménages à étendre leurs stratégies d’adaptation au delà des limites actuelles dans les prochains mois sera limitée et, par conséquent, les pauvres devraient faire face à des déficits de consommation, ou être uniquement capables de répondre à leurs besoins de consommations de base de manière marginale, en ayant recours à des stratégies d’adaptation irréversibles.

    Les conditions pour la majorité des ménages pastoraux dans l’ensemble de la région commenceront à s’améliorer en juin, après le début de la saison des pluies de 2014. Néanmoins, entre juin et la fin de l’année de consommation en septembre, un nombre croissant de ménages agricoles et agropastoraux au Niger, au Tchad et au Mali devraient être à des niveaux de Crise (Phase 3 de l’IPC), dans la mesure où leur pouvoir d’achat se détériora au plus fort de la période de soudure. Même si l’aide humanitaire se poursuit à travers la région, une aide continue, élargie et bien ciblée sera nécessaire pour éviter les écarts de consommation alimentaire prévus.

    Figures Figure 1. Résultats projetés de la sécurité alimentaire, avril à juin 2014

    Figure 1

    Figure 1. Résultats projetés de la sécurité alimentaire, avril à juin 2014

    Source: FEWS NET

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