Perspectiva de seguridad alimentaria

L’insécurité et les conflits continuent d’entrainer des niveaux élevés d’insécurité alimentaire

Marzo 2021

Febrero - Mayo 2021

Junio - Septiembre 2021

CIF v3.0 Fase de Insegurida d Alimentaria Aguda

Países presenciales:
1: Minimo
2: Acentuada
3: Crisis
4: Emergencia
5: Hambruna
Países de monitoreo remoto:
1: Minimo
2: Acentuada
3+: Crisis o peor
Se estima que seria al menos una fase
peor sin ayuda humanitaria actual o programada
Concentración de personas desplazadas – coloque el puntero sobre el mapa para ver la clasificación de los campos en Nigeria.
La manera de clasificación que utiliza FEWS NET es compatible con la CIF. Un análisis que es compatible con la CIF sigue los protocolos fundamentales de CIF pero no necesariamente refleja el consenso de los socios nacionales en materia de seguridad alimentaria.
Para los países de Monitoreo Remoto, FEWS NET utiliza un contorno de color en el mapa CIF que representa la clasificación más alta de CIF en las áreas de preocupación.

CIF v3.0 Fase de Insegurida d Alimentaria Aguda

1: Minimo
2: Acentuada
3: Crisis
4: Emergencia
5: Hambruna
Se estima que seria al menos una fase peor sin ayuda humanitaria actual o programada
La manera de clasificación que utiliza FEWS NET es compatible con la CIF. Un análisisque es compatible con la CIF sigue los protocolos fundamentales de CIF pero nonecesariamente refleja el consenso de los socios nacionales en materia de seguridad alimentaria.

CIF v3.0 Fase de Insegurida d Alimentaria Aguda

1: Minimo
2: Acentuada
3+: Crisis o peor
Se estima que seria al menos una fase
peor sin ayuda humanitaria actual o programada
La manera de clasificación que utiliza FEWS NET es compatible con la CIF. Un análisisque es compatible con la CIF sigue los protocolos fundamentales de CIF pero nonecesariamente refleja el consenso de los socios nacionales en materia de seguridad alimentaria.
Para los países de Monitoreo Remoto, FEWS NET utiliza un contorno de color en el mapa CIF que representa la clasificación más alta de CIF en las áreas de preocupación.

CIF v3.0 Fase de Insegurida d Alimentaria Aguda

Países presenciales:
1: Minimo
2: Acentuada
3: Crisis
4: Emergencia
5: Hambruna
Países de monitoreo remoto:
1: Minimo
2: Acentuada
3+: Crisis o peor
Se estima que seria al menos una fase
peor sin ayuda humanitaria actual o programada
Concentración de personas desplazadas – coloque el puntero sobre el mapa para ver la clasificación de los campos en Nigeria.
La manera de clasificación que utiliza FEWS NET es compatible con la CIF. Un análisis que es compatible con la CIF sigue los protocolos fundamentales de CIF pero no necesariamente refleja el consenso de los socios nacionales en materia de seguridad alimentaria.
Para los países de Monitoreo Remoto, FEWS NET utiliza un contorno de color en el mapa CIF que representa la clasificación más alta de CIF en las áreas de preocupación.

Mensajes clave

  • Des pluies modérées continuent d’être enregistrés en mars dans la zone bimodale du Golfe de Guinée. Les prévisions saisonnières de précipitation dans le Golfe de Guinée, élaborées par les centres régionaux (AGRHYMET, ACMAD) et nationaux indiquent pour la grande saison agricole des quantités de pluies équivalentes à supérieures aux moyennes saisonnières, et des écoulements globalement moyens à excédentaires dans la plupart des bassins côtiers. Les prévisions globales actuellement disponibles par la NOAA suggèrent également des précipitations 2021 supérieures à la moyenne dans le Sahel. 

  • Les récoltes de contre-saison en cours dans les pays sahéliens continuent de renforcer les disponibilités alimentaires issues des récoltes pluviales 2020/21 supérieures à la moyenne. La disponibilité des pâturages et des points d’eau est satisfaisante mais leur accès dans les zones affectées par l’insécurité, les conflits et le banditisme reste une préoccupation pour les troupeaux, en plus des limitations de la transhumance relatives aux restrictions liées à la COVID-19. La concentration des animaux dans les zones plus sécurisées pourrait engendrer la dégradation précoce des pâturages.

  • La persistance de l’insécurité continue de maintenir des niveaux élevés de déplacés dans la région avec 1,723,972 personnes dans le Liptako Gourma dont 65 pour cent au Burkina Faso et 5,118,035 personnes dans le bassin du lac Tchad dont 76 pour cent au Nigeria (OIM, Février 2021). Les moyens d’existence pour la plupart de ces déplacés sont perturbés. 

  • Malgré les diverses restrictions liées à la COVID-19, les approvisionnements des marchés sont actuellement proches de la moyenne dans plusieurs pays, mais inférieurs à la moyenne dans plusieurs parties du bassin Est. Les perturbations des marchés et des échanges demeurent dans le bassin du Lac Tchad, la région du Liptako-Gourma, le nord-ouest et le centre-nord du Nigéria et les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Aussi, l'insécurité dans le sud de la Libye limite les flux de produits importés au Tchad. Au Nigeria, le commerce des denrées alimentaires reste affecté par la dépréciation persistante du naira et l’inflation, et les restrictions persistantes aux frontières terrestres malgré leur réouverture officielle.  La demande de céréales est supérieure à la moyenne au Nigeria du fait de l'épuisement plus précoce des stocks des ménages et au Niger en raison de la reconstitution plus importante des stocks commerçants et institutionnels. Les prix des denrées de base sont en baisse ou stables par rapport au mois précédent, mais restent en général supérieurs à ceux de l’an dernier et à la moyenne. Quant au bétail, les prix sont variables selon les marchés et les espèces, mais sont en général similaires à la moyenne pour les petits ruminants, mais inférieurs pour les bovins, plus affectés par la baisse des échanges transfrontaliers, en particulier dans le bassin Est.

  • En perspective, l'approvisionnement du marché en denrées alimentaires de base sera suffisant pour satisfaire la demande tout au long de l’année de consommation 2020/21, mais restera en dessous de la moyenne dans la plupart du bassin Est. Les prix seront globalement supérieurs à la moyenne au regard de la reconstitution des stocks commerçants et institutionnels anticipée supérieure à la moyenne. Le commerce régional restera dynamique avec toutefois de légères perturbations dues aux restrictions relatives à la COVID-19 et à l’insécurité.

  • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en septembre 2021 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines y compris de nombreux ménages urbains durement touchés par les mesures de restriction relatives à la COVID-19 qui ont réduit la mise en œuvre des moyens d’existence habituels, engendrant la baisse des revenus et du pouvoir d'achat. Dans les zones affectées par l’insécurité civile comme la région de Diffa et l’extrême sud de la région de Maradi au Niger et dans la province du Sanmatenga au Burkina Faso, le Stress !  (Phase 2 ! de l’IPC) demeurera jusqu’en septembre 2021 grâce aux assistances alimentaires. 

  • La Crise (Phase 3 de l’IPC) qui prévaut actuellement dans plusieurs zones frontalières dans le nord et le nord-est du Burkina Faso, la région de Tillabéry et le nord de Tahoua au Niger, la région du Lac au Tchad, dans le nord-ouest et le nord-est du Nigeria, dans le nord de l’Extrême Nord du Cameroun et en Centrafrique du fait de la persistance des conflits, persistera jusqu’en septembre.  Dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun également affectés par les conflits et des faibles productions, la Crise (Phase 3 de l’IPC) qui y a cours jusqu’en juin pourrait connaitre une légère amélioration en juillet avec les nouvelles récoltes, mettant les ménages en Stress (Phase 2 de l’IPC). Au Nigeria, les PDI dans les camps situés dans les zones inaccessibles près du bassin du Lac Tchad seraient en insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) où l’accès à la nourriture et aux revenus est très limité, en plus d’un accès humanitaire réduit.

PERSPECTIVES PAR PAYS

Cameroun

  • Les stocks alimentaires des ménages dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest touchées par le conflit s'épuisent de manière atypique en raison d'une quatrième saison de production inférieure à la moyenne et des revenus agricoles inférieurs à la moyenne en 2020. A partir de février, une augmentation de ménages qui font face à l’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l'IPC) est attendu jusqu’aux récoltes en juillet.
  • Les récoltes de contre-saison en cours dans l’Extrême Nord améliorent l'accès des ménages pauvres à la nourriture et aux revenus. Cependant, la production reste inférieure à la moyenne dans le Logone et Chari et Mayo Sava. Les ménages pauvres de ces départements, fortement perturbées par l'insécurité, sont confrontés à l’insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l'IPC).
  • Dans les départements de Mbere et Kadey, les prix des denrées alimentaires supérieurs à la moyenne et les revenus inférieurs à la moyenne en raison de la concurrence avec les réfugiés de la République Centrafricaine (RCA) sur les opportunités d'emploi continuent d'exposer les communautés d'accueil à des situations de Stress (Phase 2 de l’IPC). La fermeture des principales routes reliant la RCA depuis décembre 2020 perturbe le commerce transfrontalier et la transhumance et augmente les prix actuels des denrées alimentaires dans les principales villes frontalières de 20 à 30 pour cent en moyenne.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Cameroun de février à septembre 2021.

Mali

  • La hausse de la production globale d’environ 20 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale est favorable à une disponibilité alimentaire satisfaisante dans le pays durant l’année de consommation 2020/21. La disponibilité de la propre production, la baisse saisonnière des prix des céréales et les récoltes moyennes de la contre-saison en cours amélioreront l’accès des ménages aux aliments.
  • La baisse de revenus pour 47,3 pour cent des ménages à cause de la COVID-19 combinée aux séquelles de l’insécurité particulièrement dans le centre et le nord du pays impactent négativement les moyens d’existence des ménages et par conséquent leur capacité d’accès à une alimentation adéquate.
  • Les conditions d’élevage globalement moyennes à supérieures à la moyenne sont favorables à une soudure pastorale normale dans le pays à partir de mars 2021. Cependant, les perturbations dans les mouvements de troupeaux liées à l’insécurité limiteront l’accès du bétail à une alimentation adéquate par endroits dans les régions du Nord et du Centre ; ce qui entrainera une baisse des revenus pastoraux consécutive à la baisse de l’embonpoint et des productions animales.
  • L’insécurité alimentaire de Stress (Phase 2 de l’IPC) pour les ménages pauvres du Liptako Gourma et par endroits dans les régions du nord à cause de leur incapacité à satisfaire leurs besoins alimentaires sans recourir de façon atypique à des stratégies d’adaptation inhabituelle, se dégradera en Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir de mai à cause de la dégradation continue de leurs moyens d’existence en lien avec l’insécurité résiduelle doublée des effets de la COVID-19.  Il en sera de même pour les ménages pauvres déplacés et les victimes des inondations de juillet à août 2020.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Mali de février à septembre 2021.

Niger

  • Les effets directs et indirects des crises sécuritaires et sanitaires sur les mouvements des personnes et des biens ainsi que sur les activités de moyens d’existence et des marchés s’observent et vont persister, engendrant ainsi des situations d’insécurité alimentaire dans le pays.
  • Les disponibilités alimentaires sont bonnes pour une consommation adéquate des ménages à la faveur d’une production agricole proche de la moyenne. Les disponibilités sont aussi bonnes dans la zone pastorale grâce à une production fourragère globalement excédentaire, suffisante pour les animaux jusqu’en mars-avril 2021.
  • A la faveur d’une production de cultures de rente (niébé, arachide, sésame, oseille…) et de produits animaux et maraichers au-dessus de la moyenne, les ménages gagnent des revenus moyens. Le pouvoir d’achat des ménages est renforcé par les contributions des activités de main d’œuvre agricole et pastorale et d’auto-emploi dans la majorité des zones de moyens d’existence.
  • Les zones affectées par les conflits persistants sont confrontées à une insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) dans la zone nord de la région de Tillabery et Tahoua et d’insécurité alimentaire en Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) dans la région de Diffa et le sud de Maradi grâce à l’assistance fournie. Dans la majorité des zones de moyens d’existence, les ménages sont en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) qui va continuer jusqu’en septembre 2021.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Niger de février à septembre 2021.

Nigeria

  • Les niveaux élevés de conflit dans le nord-est du Nigéria limitent les récoltes en cours de saison sèche et les activités de main-d'œuvre agricole. Ceci couplé à la prévision d'un pouvoir d'achat limité, devrait entraîner des résultats persistants de crise (Phase 3 de l'IPC) dans une grande partie du nord-est. Les ménages des zones difficiles d'accès ont pour la plupart peu ou pas de stocks de nourriture et ont accès à la nourriture grâce à des aliments sauvages. Ces ménages font également face à un accès limité au marché et devraient faire face à l'Urgence (Phase 4 de l'IPC). Un risque de famine (Phase 5 de l'IPC) persiste, et la famine pourrait survenir dans le pire des cas s'il y a une augmentation dramatique ou une escalade dans le conflit qui limite l'accès aux sources de nourriture et de revenus typiques et à l'aide humanitaire pendant une période prolongée.
  • Dans les régions du nord-est où il y a une concentration de déplacés internes, les acteurs humanitaires peuvent généralement accéder aux ménages et distribuer de l'aide. De plus, les activités de marché et de commerce fonctionnent un peu mieux dans ces zones que dans les zones adjacentes inaccessibles. En conséquence, les résultats de Stress ! (IPC Phase 2 !) sont attendus au moins jusqu'en mai. De plus, dans les zones urbaines du nord-est, en particulier à Maiduguri et ses environs, le pouvoir d'achat des ménages devrait être quelque peu meilleur et les résultats en situation de stress (Phase 2 de l'IPC) sont attendus pendant une grande partie de 2021.
  • Les attaques récentes dans les LGA de Marte et Dikwa dans l'État de Borno ont entraîné une augmentation des déplacements et des décès et une baisse significative de l'engagement dans les activités de subsistance des ménages touchés. Ces attaques sont préoccupantes car certaines populations ont été déplacées plusieurs fois en peu de temps. De nombreux ménages affectés par le conflit ont déménagé dans les zones voisines, d'autres se sont rendus à Maiduguri. Certaines des populations les plus vulnérables, y compris de nombreuses personnes âgées, femmes et enfants, restent probablement dans leur région d'origine, avec un accès à la nourriture, aux sources de revenus typiques et à l'aide humanitaire inférieur à la normale.
  • Les niveaux de conflit en augmentation par rapport aux années précédentes perturbent les activités de subsistance typiques dans le nord-ouest, où la plupart des ménages touchés devraient rester dépendants des marchés pour la nourriture. Les opportunités de revenus telles que le petit commerce, les travaux de construction, la vente d'eau et la main-d'œuvre agricole resteront très probablement inférieures à la moyenne, en particulier dans les zones où les ménages sont déplacés. L'accès à la nourriture devrait rester faible car les prix des denrées de base devraient rester atypiquement élevés, ce qui entraînerait la Crise (Phase 3 de l'IPC) tout au long de la période du scénario dans les zones les plus touchées par le conflit.
  • Malgré des augmentations marginales des prix du pétrole brut, les mauvaises conditions économiques persistent au Nigéria car les réserves de change restent faibles et le taux d'inflation annuel reste continuellement élevé, et est à son niveau le plus élevé depuis avril 2017. La récolte de la saison sèche devrait améliorer légèrement l'offre du marché. En raison des mauvaises conditions macroéconomiques et de la récolte 2020/21 jugée inférieure à la moyenne, les prix des denrées de base sont nettement supérieurs à la moyenne et devraient rester élevés au moins jusqu'à la fin de 2021. Cependant, la forte demande et la faible offre, dans les zones touchées par les conflits, associées à la mauvaise situation macroéconomique devraient faire grimper encore les prix.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Nigeria de février à septembre 2021.

Tchad

  • Le ravitaillement des marchés céréaliers continue d’être perturbé par les spéculations sur les transports qui réduisent les volumes de l’offre notamment au Sahel Ouest. Ceci se traduit par une tendance haussière par rapport à la moyenne quinquennale des prix du mil à Ngouri (18%), Guereda (+17%) et Abdi (+12%) en fin janvier 2021. Cette tendance est observée sur le prix du maïs à Bol (+18%).
  • La campagne agropastorale de contresaison se déroule normalement grâce aux bons résultats de la saison pluvieuse. La production de berberé attendue est estimée légèrement supérieure à la moyenne quinquennale grâce à la bonne humidité résiduelle et l’extension des superficies emblavées. La situation pastorale est stable en raison de la bonne disponibilité du pâturage naturel renforcé par les résidus de récoltes et des bons niveaux des points d’eau d’abreuvement.
  • La pandémie de la Covid-19 continue d’exacerber la précarité des ménages très pauvres et pauvres à cause des restrictions gouvernementales. Ceci se traduit par la baisse des revenus dont les principales sources sont en détérioration continue. Ceci affecte la situation alimentaire dans la plupart des zones déficitaires et même autour des grands centres urbains.
  • La situation alimentaire des ménages hôtes et déplacés du Lac serait en Crise (Phase 3 de l’IPC) en l’absence d‘assistance humanitaire. Au Tibesti, l’accès alimentaire est limité par la baisse des revenus et les ménages sont en Stress (Phase 2 de l’IPC). Dans le reste du pays, la plupart des ménages ont une consommation alimentaire minimale grâce aux bons niveaux de produits agricoles renforcés par les récoltes de contre saison (Phase 1 de l’IPC).

Pour en savoir plus, voir le rapport des Perspectives de la sécurité alimentaire au Tchad de février à septembre 2021.

Pays suivis à distance[1]

Burkina Faso

  • Les populations des zones frontalières dans le nord et le nord-est continuent de subir les incursions et exactions des groupes terroristes entrainant un disfonctionnement des marchés locaux et une détérioration continue des moyens d’existence. En raison de l’épuisement précoce des stocks de ménages à cause de la baisse de production, les déplacés et populations hôtes sont dépendants des marchés. La hausse saisonnière des prix des denrées au-dessus de la moyenne, la baisse des revenus et l’insuffisance de l’assistance humanitaire les exposeront à la Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’en septembre en attendant les nouvelles récoltes.
  • L’offre de céréales sur les marchés est en-dessous de la moyenne en raison des baisses localisées de productions et des retentions de stocks par les producteurs. Associée à une hausse de la demande pour la reconstitution des stocks commerçants et les besoins additionnels pour les unités de transformation ainsi que des flux sortants vers le Niger voisin, les prix se retrouvent alors légèrement supérieurs à la moyenne. Cette hausse pourrait se maintenir jusqu’à la fin de la soudure en septembre.
  • En raison de l’accès difficile aux sites d’orpaillage du fait de l’insécurité et des entraves aux flux migratoires avec la fermeture des frontières, la main-d’œuvre est plus disponible pour les activités de contre-saison. Toutefois, l’insuffisance de l’eau, les attaques parasitaires et l’insécurité qui limite l’accès à certains périmètres vont réduire les productions comparativement à la moyenne. Par ailleurs, la réduction de la demande liée à la diminution du nombre d’acheteurs étrangers entraine une légère baisse des prix aux producteurs.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Mise à jour de février à septembre concernant le suivi à distance du Burkina Faso.

Mauritanie

  • Les stocks moyens ou supérieurs issus de l’autoproduction, les récoltes additionnelles attendues de la contre-saison froide et chaude, et les distributions de cash en cours permettant aux ménages pauvres de compenser les pertes de revenu des transferts de la migration et du secteur informel, favoriseront un accès alimentaire typique des ménages jusqu’en mai et une insécurité alimentaire aigue Minimale ! (IPC Phase 1!).
  • Entre juin et septembre, les moyens d’existence resteront sous pression en particulier dans les zones agropastorales (MR07) et de cultures pluviales (MR09) et en milieu urbain en raison de la baisse des transferts de la migration, des impacts négatifs des inondations passées et de la fièvre de la vallée du Rift, et des comportements spéculatifs qui maintiennent les prix des produits alimentaires importés supérieurs à l’année passée et réduisent ainsi le pouvoir d’achat des ménages. Les ménages pauvres dans ces zones feront face à une insécurité alimentaire de Stress (IPC Phase 2) pendant la période.   
  • La disponibilité des ressources pastorales est satisfaisante pour favoriser des mouvements de transhumance normaux des zones déficitaires du nord vers les zones du sud. A partir de mai, la transhumance transfrontalière pourrait être également typique en direction des zones voisines du Sénégal et du Mali, les retours étant attendus pour juillet/aout avec la régénération des pâturages. Ces conditions favoriseront une reproduction typique des petits ruminants à partir du second trimestre de l’année. Toutefois, pour les bovins et camelins, le retour à un niveau normal des mises-bas pourraient atteindre l’année prochaine du fait des conséquences de la sous-alimentation au cours des deux dernières périodes de soudure.
  • Les bonnes conditions pastorales réduisent le recours des éleveurs aux achats d’aliments de complément sur les marchés. De mème, les distributions de cash qui touchent environ 41 pour cent des ménages les permettent de réduire les ventes saisonnières. Les termes de l’échange bétail/céréales sont en leur faveur et cela devrait se maintenir au cours des prochains mois car la hausse de la demande d’animaux pour les fêtes de Ramadan en mai et de Tabaski en juillet permettra des prix au-dessus de la moyenne saisonnière entre février et septembre.     

Pour en savoir plus, voir le rapport des Mise à jour de février à septembre concernant le suivi à distance de la Mauritanie.

République Centrafricaine

  • Les déplacements de populations, la hausse des prix, la baisse des revenu, l’épuisement précoce des stocks de l’autoproduction et l’inaccessibilité des populations par l’assistance sont les facteurs qui dégradent l’accès alimentaire des ménages, en particulier les victimes des inondations dans le nord, les PDI et populations hôtes pauvres au nord-ouest, à l’est et au sud-est devraient faire face une insécurité alimentaire aigue Crise (Phase 3 de l’IPC) entre février et septembre.
  • Le blocage de la principale voie d’approvisionnement avec le Cameroun, le couvre-feu en cours et le mauvais état des routes, limitent la fréquentation et l’approvisionnement des marchés aussi bien en produits locaux qu’importés. Cela entraine une volatilité des prix.  L’approvisionnement du marché dans la capitale est rendu possible grâce aux escortes de marchandises, et il n’est pas exclu la possibilité de blocage isolé d’autres routes au regard de la dispersion des groupes rebelles dans plusieurs préfectures. L’offre de denrées, pourrait demeurer en-dessous de la moyenne des deux dernières années et les prix légèrement plus élevés jusqu’en septembre en particulier les produits importés.
  • La poursuite des combats pourrait perturber les activités de préparation des sols entre février et juin. De même, la baisse des revenus par rapport à la normale et les difficultés d’accès aux marchés vont limiter l’acquisition des intrants par les producteurs. Dans l’ensemble, il est probable que les superficies à emblaver pour la saison à venir soient inférieures à celles de la saison écoulée.

Pour en savoir plus, voir le rapport des Mise à jour de février à septembre 2020 concernant le suivi à distance de la république centrafricaine.

 

[1] Avec le suivi à distance, un analyste travaille habituellement à partir d’un bureau régional proche, comptant sur un réseau de partenaires pour les données. Par rapport aux pays ci-dessus où FEWS NET dispose d’un bureau local, les rapports concernant les pays suivis à distance peuvent être moins détaillés. 

EVENEMENTS QUI POURRAIENT CHANGER LES SCENARIOS

Événements possibles au cours des six mois à venir qui pourraient changer le scénario le plus probable.

Zone

Evènements

Impact sur les conditions de la sécurité alimentaire

Bassin centre (Mali et Burkina Faso)

Des achats institutionnels atypiques entre avril et la période de soudure

  • Hausse importante de la demande
  • Hausse des prix des céréales locales

Nord Mali, Nord-est Nigeria, Bassin Lac Tchad, région du Liptako Gourma, République Centrafricaine, Cameroun

 

Aggravation de l’insécurité civile

  • Augmentation du nombre des déplacés et réfugiés dans les pays voisins
  • Grave perturbation des flux commerciaux
  • Très faible approvisionnement des marchés locaux
  • Grave détérioration des moyens d’existence des ménages
  • Réduction de l’accès des zones par les humanitaires pour l’assistance
  • Détérioration significative de la consommation des ménages

 

Bassin Ouest et centre (Mauritanie, Sénégal, Guinée, Guinée Bissau, Liberia, Sierra Leone, Mali, Côte d’Ivoire)

Propagation de la maladie à virus Ebola (MVE) en Guinée et dans les pays voisins

  • Maintien de la fermeture des frontières avec renforcement des contrôles réduisant les flux de denrées
  • Baisses des approvisionnements des marchés
  • Fermeture de certains marchés
  • Hausse des prix des denrées alimentaires
  • Baisse de revenus des ménages

Région

Déclaration de l’état d’urgence face au COVID-19 dans la majorité des pays

  • Fermeture de plusieurs marchés avec spéculations sur les prix des denrées alimentaires
  • Baisse significative des revenus des ménages pauvres particulièrement dépendant du travail journalier
  • Perturbation de l’accès aux intrants agricoles pour la campagne 2020/21

Sobre El Desarrollo De Escenarios

Para proyectar los resultados de seguridad alimentaria en un período de seis meses, FEWS NET desarrolla una serie de supuestos sobre eventos probables, sus efectos, y las posibles respuestas de varios actores. FEWS NET analiza estos supuestos en el contexto de las condiciones actuales y los medios de vida locales para desarrollar escenarios estimando los productos de seguridad alimentaria. Típicamente, FEWS NET reporta el escenario más probable. Para conocer más, haga clic aqui.

About FEWS NET

La Red de Sistemas de Alerta Temprana contra la Hambruna es un proveedor de primera línea de alertas tempranas y análisis sobre la inseguridad alimentaria. Creada por la USAID en 1985 con el fin de ayudar a los responsables de tomar decisiones a prever crisis humanitarias, FEWS NET proporciona análisis asentados en evidencia sobre unos 35 países. Entre los integrantes del equipo ejecutor figuran la NASA, NOAA, USDA y el USGS, así como Chemonics International Inc. y Kimetrica. Lea más sobre nuestro trabajo.

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