Food Security Outlook Update

Le maïs et le haricot se développent normalement dans les montagnes humides

September 2018

September 2018

L'ensemble du pays se trouve en phases 1 et 2 de l'IPC.

October 2018 - January 2019

L'ensemble du pays se trouve en phases 1 et 2 de l'IPC.

IPC 2.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Would likely be at least one phase worse without current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.

IPC 2.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Would likely be at least one phase worse without current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.

IPC 2.0 Acute Food Insecurity Phase

1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET classification is IPC-compatible. IPC-compatible analysis follows key IPC protocols but does not necessarily reflect the consensus of national food security partners.
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

IPC 2.0 Acute Food Insecurity Phase

Presence countries:
1: Minimal
2: Stressed
3: Crisis
4: Emergency
5: Famine
Remote monitoring
countries:
1: Minimal
2: Stressed
3+: Crisis or higher
Would likely be at least one phase worse without
current or programmed humanitarian assistance
FEWS NET Remote Monitoring countries use a colored outline to represent the highest IPC classification in areas of concern.

A PROPOSE DE CETTE MISE À JOUR

Les rapports de septembre 2018 sur la mise à jour de la sécurité alimentaire de FEWS NET présentent une perspective sur la sécurité alimentaire qui s’étend au-delà de la période de projection standard. A cet effet, la fin de ce rapport propose une projection de ces résultats les plus probables jusqu’à la fin de la prochaine période de soudure pour ce pays. Les prochains rapports pour ce pays pourraient suivre un calendrier non standard dans les mois à venir. N’hésitez pas à revenir sur ce site régulièrement pour de nouvelles analyses, à vous abonner aux mises à jour des rapports ou à nous suivre sur les réseaux sociaux.

Key Messages

  • Après environ deux mois de retard, une pluviométrie plus ou moins importante, en termes cumulatifs, a été enregistrée en août et au cours de la première décade de septembre. Les activités de préparation de sols et de semis, qui ont bien démarré dans les montagnes humides en juillet, sont maintenant en cours dans les autres régions.

  • Les précipitations ont toutefois favorisé le développement des plantations de juillet et d'août (maïs et haricot) qui, pour la plupart, sont en phase d'épiaison, de fructification ou de floraison. Le pois Congo, le petit mil, ainsi que les racines et les tubercules, sont en phase de croissance (hormis dans le Nord, le Nord-Est et l'Ouest). Dans le bas Artibonite, les récoltes du riz ont commencé et se poursuivront jusqu'en décembre.

  • Le prix du maïs local a chuté de 6 % en août, comparativement à juillet. Celui du pois noir, en revanche, a baissé de façon moins abrupte (2,4%), tandis que celui du riz importé et du riz TCS continue d'augmenter. Les prix de ces produits sont significativement au-dessus de leur moyenne quinquennale.

  • D'octobre 2018 à janvier 2019, certaines zones de moyens d'existence resteront en Stress (phase 2 de l’IPC) ; d'autres, en Minimale (phase 1). Cependant, certains ménages touchés par la sécheresse (dans le Nord et le Nord-Est), s’ils ne se remettent pas entièrement des chocs antérieurs, pourraient se retrouver en crise (IPC phase 3). Mais il n’y a pas d’indication que leur nombre soit suffisant pour changer la classification des zones.

SITUATION ACTUELLE

Les conditions météorologiques. Les conditions pluviométriques se sont avérées relativement favorables durant le mois d'août. Les précipitations les plus importantes sont observées dans la partie transversale du pays, tandis que la presqu'ile du Sud en a bénéficié très peu. Des anomalies sont aussi relevées dans le Nord-Ouest, le Haut Artibonite, l'Ouest et une partie du Nord et du Nord-Est. Les opérations de semis d’été, qui ont bien démarré dans les montagnes humides (Nippes, Sud, Sud-Est, etc.), sont en cours dans les autres régions (Plateau Central, bas Nord-Ouest, Côte Sud, etc.), à la faveur des pluies ayant occasionné des activités de préparation de sols. Mais les précipitations sont encore en-dessous de la moyenne.

La situation agricole. La campagne d'été/automne 2018 a bien démarré dans les montagnes humides et les plantations se développent normalement. Dans les autres régions où elle était retardée (montagnes semi-humides), des activités de préparation de sols et de semis ont démarré. Le pois Congo, le petit mil ainsi que les racines et tubercules sont en croissance (hormis le Nord, le Nord-Est et l'Ouest) ; de bonnes récoltes sont donc anticipées entre novembre et février. Dans les zones rizicoles, des récoltes ont commencé en septembre et se poursuivront jusqu'en décembre. Parallèlement, des pépinières de maraichers (oignon, tomate, etc.) sont en cours de préparation pour des récoltes prévues pour mars 2019.

Dans le Sud, les cultures (haricot notamment) sont en phase végétative. Après la sécheresse du mois de juin, les pluies du mois d’août et de septembre y ont stimulé le développement normal des plantations d'été et incité des préparatifs en vue des semis dans les communes où les pluies ont été tardives (Tiburon en particulier). Quant au maïs, les plantations mises en place en juillet atteignent la phase de floraison tandis que celles réalisées en août connaissent un développement normal. Dans les zones où les pluies sont arrivées en retard, les opérations de semis sont à peine entamées. Par ailleurs, d'importantes récoltes de racines, de tubercules et de banane sont observées et alimentent les marchés de la zone.

Disponibilité alimentaire. Une fois encore, la banane, les racines et tubercules ont fourni des récoltes normales, particulièrement dans la Grande-Anse, le Sud, le Sud-Est et sont disponibles sur ces marchés régionaux. Mais, en raison des pertes de printemps et du manque de réserves, la disponibilité du maïs diminue, notamment au niveau de l'Artibonite et du Centre, tandis que celle du haricot est relativement stable, à la suite des récoltes signalées dans certaines régions. Ordinairement, les marchés sont bien achalandés, surtout en produits importés.

Les prix des produits alimentaires. Au cours du mois d'août, le prix du maïs local a affiché une baisse moyenne de moins de 6% par rapport au mois de juillet. Celui du pois noir local a maintenu sa tendance de juillet, mais a diminué de façon moins abrupte (2,4% en moyenne mensuelle).

Le prix du riz importé maintient sa tendance haussière, initiée depuis l'année dernière.

Main d’œuvre agricole. La demande de travailleurs agricoles pour les récoltes de printemps a été en dessous de la normale, en raison des faibles performances enregistrées pour cette campagne, et peine à retrouver un niveau normal pour les activités de la saison d’été déjà tardive dans la plupart des régions.

La migration urbaine et internationale maintient la tendance observée depuis quelques temps, notamment vers la République Dominicaine, tenant compte des opportunités et des conditions d'emploi plus favorables. La situation de sécheresse ayant prévalu entre mai et juin/juillet n’a fait qu'amplifier ce phénomène.

SUPPOSITIONS MISES A JOUR

Le développement de la situation reflétant en majeure partie les suppositions émises dans les perspectives de Juin 2018 à Janvier 2019, les mêmes hypothèses peuvent être maintenues.

PERSPECTIVES JUSQU’A JANVIER 2019

D'octobre à janvier, période coïncidant, d'une part, avec les récoltes d'été/automne et, d'autre part, avec le lancement de la saison agricole d'hiver dans les plaines irriguées, la disponibilité locale devrait augmenter modestement. Quant aux produits alimentaires importés, leur prédominance sur les marchés garantira une disponibilité stable. Leur accès pourrait toutefois être limité, leur prix étant significativement au-dessus de la moyenne quinquennale. Néanmoins, dans des zones proches de la frontière, où les plus pauvres consomment beaucoup plus du riz cassé plus accessible, les revenus générés par la vente de main-d'œuvre, notamment en République Dominicaine et par d'autres activités (petit commerce, vente de bétail, transferts de migrants, etc.), devraient leur permettre d'accéder aux produits alimentaires de base. Une partie du pays (l'Artibonite, la Grande-Anse, le Bas Plateau, etc.), pourrait alors être en Minimale (phase 1 de l'IPC) et le reste, en Stress (phase 2 de l'IPC).

PERSPECTIVES JUSQU’A PERIODE DE SOUDURE (MAI 2019)

Contexte

Les prévisions météorologiques indiquent la persistance du phénomène El Niño jusqu’au trimestre mars-mai, ce qui pourrait provoquer un démarrage tardif, voire irrégulier, de la saison pluvieuse en 2019.

L'incertitude alimentée par le dossier "Petro Caribe" fragilise la stabilité sociopolitique et accroit les risques d'émeutes, susceptibles de compromettre le fonctionnement normal des marchés des produits alimentaires.

Entre février et mai 2019, l’approvisionnement des marchés devrait être normal pour les produits importés mais la disponibilité des produits locaux devrait se voir réduite, particulièrement à partir de mars 2019.

La demande de main-d’œuvre agricole toutefois augmentera, avec le lancement de la campagne printemps 2019. En outre, dans les zones frontalières, une bonne partie de la main-d’œuvre continuera d'être absorbée par la République Dominicaine.

Perspectives

La période de soudure 2019 devrait démarrer en mars au lieu d’avril.

La plupart des régions pourraient se maintenir en Stress (phases 2 de l'IPC). Cependant, certains ménages dans les régions touchées par la sécheresse, s’ils ne se remettent pas entièrement des chocs antérieurs, pourront se retrouver en crise (IPC phase 3).

About this Update

This monthly report covers current conditions as well as changes to the projected outlook for food insecurity in this country. It updates FEWS NET’s quarterly Food Security Outlook. Learn more about our work here.

About FEWS NET

The Famine Early Warning Systems Network is a leading provider of early warning and analysis on food insecurity. Created by USAID in 1985 to help decision-makers plan for humanitarian crises, FEWS NET provides evidence-based analysis on some 34 countries. Implementing team members include NASA, NOAA, USDA, and USGS, along with Chemonics International Inc. and Kimetrica. Read more about our work.

USAID logoUSGS logoUSDA logo
NASA logoNOAA logoKimetrica logoChemonics logo