Market Fundamentals

Les fondamentaux du marché des denrées de base et du betail au Burkina Faso

Octobre 2017

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Serait probablement pire, au moins une phase, sans l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
La manière de classification que FEWS NET utilise est compatible avec l’IPC. Une analyse qui est compatible avec l’IPC suit les principaux protocoles de l’IPC mais ne reflète pas nécessairement le consensus des partenaires nationaux en matière de sécurité alimentaire.
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

IPC 2.0 Phase d'Insécurité Alimentaire Aiguë

Pays de présence:
1: Minimale
2: Stress
3: Crise
4: Urgence
5: Famine
Pays suivis à distance:
1: Minimale
2: Stress
3+: Crise ou pire
Serait probablement pire, au moins une phase, sans
l'assistance humanitaire en cours ou programmée
Pour les pays suivis à distance par FEWS NET, un contour coloré est utilisé pour représenter la classification de l’IPC la plus élevée dans les zones de préoccupation.

Sommaire exécutif

  • Ce rapport de FEWS NET sur les Fondamentaux du marché présente les résultats pour informer le suivi et l’analyse réguliers du marché au Burkina Faso. Ce rapport était préparé simultanément avec un rapport d’Analyse approfondie du marché (Enhanced Market Analysis, EMA), en mettant l'accent sur les Régions du Centre Nord et l’Est du Burkina Faso (Figure 1). Parmi d’autres utilisations, les informations présentées conjointement dans ces deux rapports pourraient être utilisées pour soutenir la conception des programmes de sécurité alimentaire, y compris, mais sans s'y limiter, informer une détermination de Bellmon par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) pour l’année fiscale 2018.
  • La disponibilité alimentaire au Burkina Faso provient surtout de la production nationale, avec des importations à la hausse en riz. Le sorgho, le mil, et le maïs sont les principales céréales sèches produites et consommées au Burkina Faso. Le pays est autosuffisant en sorgho et mil, et produit un excédent en maïs. Ce dernier devient de plus en plus prononcé depuis la dernière décennie. Le riz occupe une place importante dans le panier alimentaire, surtout parmi les ménages urbains. Le riz consommé provient à moitié de la production locale et à moitié des importations internationales.
  • La production agricole au Burkina Faso est largement pluviale, et est donc tributaire des aléas climatiques qui résultent en variations spatiales et temporelles importantes. Seuls les systèmes de production de riz local utilisent l’irrigation, avec des superficies irriguées en riz restreintes. La production irriguée connaît des variations interannuelles légèrement moins élevées que l’agriculture pluviale.
  • Depuis l’année 2000 la disponibilité locale en céréales sèches suit une tendance à la hausse, d’une moyenne de plus de 3,2 millions de tonnes entre 2001 et 2005 à plus de 4,4 millions de tonnes entre 2011 et 2015. Cette évolution a été surtout influencée par une augmentation continue de la production de maïs-grains. Le riz connaît également une évolution importante en termes relatifs (% hausse), mais reste faible en comparaison avec les autres céréales sèches.
  • Bien que le pays connaisse des tendances agrégées, il existe des différentes tendances spatiales importantes. Les régions à l’ouest du pays, dans la zone agro-climatique soudano–guinéenne, connaissent des excédents structurels. Au centre (zone de consommation) et vers le nord du pays, le Soudano-Sahel et le Sahel connaissent des déficits. Sur le plan national, les échanges se font donc entre les zones excédentaires et les zones déficitaires du pays.
  • Les marchés au Burkina Faso connaissent deux grandes tendances concernant leur structure. La production et le commerce de la production locale se font presque entièrement par les petits producteurs, les collecteurs et les grossistes. Par contre, le commerce des produits importés (surtout le riz) se fait en gros par les grandes sociétés ayant les moyens financiers pour faire les achats sur les marchés internationaux. Les mécanismes de fixation de prix varient également selon les sources, avec les prix des produits locaux déterminés par les lois de l’offre et la demande, tandis que les prix des produits importés sont souvent déterminés en fonction des négoces entre les sociétés privées et le gouvernement.
  • Le Burkina Faso joue un rôle central dans les échanges commerciaux régionaux, surtout dans le bassin central (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Ghana et Togo). Le Burkina Faso assure également l’offre des céréales (surtout le maïs, mais d’autres cultures aussi) dans les régions frontalières à l’est du Niger. Ces échanges agricoles sont soutenus par les accords régionaux de l’UEMOA et de la CEDEAO. Néanmoins, les politiques nationales et même infranationales ont le pouvoir d’empêcher ces échanges pour protéger la disponibilité alimentaire nationale, surtout en année de crise.
  • Bien que des améliorations se fassent régulièrement sur le plan de la production, le stockage constitue un des maillions les plus faibles des chaînes de commercialisation au Burkina Faso, surtout en zone rurale. À l’inverse, les grands importateurs des produits de première nécessité (riz, blé, sucre, huile végétale) disposent de magasins de stockage importants, surtout dans les grands centres urbains. La structure nationale de gestion des stocks, la SONAGESS, gère également l’achat et la distribution (vente et dons) des stocks nationaux, qui varient entre 45.000 and 60.000 tonnes.
  • Les prix des céréales sèches suivent typiquement des tendances saisonnières avec des baisses pendant la période des récoltes (septembre-novembre) et des hausses durant le pic de la période de soudure (juin/juillet). Par contre, les prix des produits importés des marchés internationaux varient selon les cours internationaux, les politiques de fixation de prix et les taux de change (USD/XOF), car les échanges se font en USD.
  • L’élevage (surtout des petits ruminants) constitue une source de revenu importante pour les ménages pauvres au Burkina Faso. Il existe deux systèmes de production agricole (rurale extensive et intensive urbaine/périurbaine) dont les systèmes de production rurale extensive, qui dominent largement dans les régions du le nord du pays. Le Burkina Faso produit un excédent en produits d’élevage. Les ventes de bétail burkinabè se font sur le plan régional, avec des exportations jusqu’au Nigeria et vers d’autres pays côtiers (Ghana, Côte d’Ivoire entre autres).
  • La production du niébé suit une tendance à la hausse depuis une dizaine d’années. Néanmoins, la production évolue en dents de scie en fonction de la performance agro climatologique saisonnière, ainsi que des incitations qui se présentent sur les marchés. La consommation se fait surtout dans les centres urbains, les zones minières, et les exportations se font vers les marchés régionaux (surtout les pays côtiers).
  • Les oléagineux et huiles alimentaires constituent aussi des produits de grande consommation au Burkina Faso. La production nationale d’huile, estimée à plus de 65.000 tonnes en moyenne entre 2010 et 2014, provient principalement du coton-graine. Il y a aussi des quantités de production faibles à négligeables d’huiles d’arachide, de sésame, de karité et de soja. Mais, l’offre nationale ne couvre pas la demande, estimée à plus de 150.000 tonnes, nécessitant de grandes quantités d’huiles importées, surtout l’huile de palme, principalement en provenance de la Côte d’Ivoire.
  • Le Burkina Faso possède un dispositif assez solide de collecte d’informations sur les produits agricoles. La responsabilité de ces activités incombe à différents acteurs, dont les SIM de la SONAGESS et du bétail, les structures et agences du gouvernement et le secteur privé. Cependant, le système de suivi et de collecte d’information des marchés au Burkina Faso souffrent de plusieurs faiblesses telles que les contraintes de ressources financières, les ressources humaines, ou encore la gestion des données.

About FEWS NET

Le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine est l’un des principaux prestataires d’alertes précoces et d’analyses de l’insécurité alimentaire. Constitué par l’USAID en 1985 pour aider les décideurs à planifier pour les crises humanitaires, FEWS NET fournit des analyses factuelles  concernant quelque 35 pays. Les membres des équipes de mise en œuvre incluent la NASA, la NOAA, le département américain de l ‘Agriculture (USDA) et le gouvernement des États-Unis (USGS), de même que Chemonics International Inc. et Kimetrica. Vous trouverez d’autres informations sur notre travail.

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